|
Mise
en oeuvre d'un plan d'action
pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage
oral et écrit
B.O.
n°6 du 7-2-2002 C. n° 2002-024 du 31-1-2002
NOR : MENB0200174C
RLR : 514-5
MEN - BDC - MES - REC
Texte adressé aux préfètes et préfets de
région, directrices et directeurs régionaux des affaires
sanitaires et sociales (DRASS) ; aux rectrices et recteurs d'académie
; aux directrices et directeurs des agences régionales de l'hospitalisation
(ARH) ; aux présidentes et présidents d'université
; aux directrices et directeurs d'IUFM ; aux préfètes et
préfets de département, directrices et directeurs départementaux
des affaires sanitaires et sociales (DDASS) ; aux inspectrices et inspecteurs
d'académie, directrices et directeurs des services départementaux
de l'éducation nationale
Réf. : C. DH/EO/97 n° 97/277 du 9-4-1997 ; C. DGS/SQ2/DAS/DH/DSS/DIRMI/99/648
du 25-11-1999 ; C. DHOS/01/2001/209 du 4-5-2001. Texte abrogé :
C. n° 90-023 du 25-1-1990 (NOR : MENE9050053N)
La maîtrise de la langue orale et écrite constitue l'enjeu
central de toute scolarité et, au-delà, un élément
essentiel de l'exercice de la citoyenneté. Le développement
de compétences langagières et linguistiques est un facteur
déterminant dans l'élaboration des processus de communication
et de conceptualisation. Il fait, à ce titre, l'objet d'une attention
particulière de la part des parents, ainsi que des professionnels,
enseignants en particulier, concernés par l'éducation du
jeune enfant. En effet, toute difficulté persistante présentée
par un élève en ce domaine est susceptible d'induire des
conséquences dommageables sur son développement personnel
et scolaire. C'est la raison pour laquelle, dès l'école
maternelle, la manifestation de difficultés requiert la vigilance
et un ajustement de l'action pédagogique.
Pour certains enfants cependant, cette action conduite dans le cours normal
des activités de la classe ou de l'école, s'avère
insuffisante ou inefficace. Lorsque l'ensemble des signes d'alerte manifestés
par un élève laisse à penser que les difficultés
qu'il rencontre peuvent être en rapport avec des troubles spécifiques
du langage oral ou écrit, il est indispensable de mobiliser les
compétences d'une équipe pluridisciplinaire capable d'approfondir
les examens et d'établir, dans les meilleurs délais, un
diagnostic fiable. Les enfants porteurs de tels troubles nécessitent
en effet une prise en charge précoce et durable, parfois tout au
long de leur scolarité.
Pour le texte complet de la circulaire, voir : http://www.education.gouv.fr/bo/2002/6/default.htm
La ministre de l'emploi et de la solidarité
Élisabeth GUIGOU
Le ministre de l'éducation nationale
Jack LANG
Le ministre de la recherche
Roger-Gérard SCHWARTZENBERG
La ministre déléguée à la famille, à
l'enfance et aux personnes handicapées
Ségolène ROYAL
Le ministre délégué à la santé
Bernard KOUCHNER
Retour au début de page
Plan
d'action pour les enfants atteints
d'un trouble spécifique du langage du 21 mars 2001
Propositions remises par
Florence Weber,
Chargée de Mission auprès du Directeur de l'hospitalisation
et de l'organisation des soins,
et Jean-Charles Ringard
, Inspecteur d'Académie, Directeur des Services Départementaux
de l'Education Nationale de la Loire-Atlantique
à
Jack Lang,
Ministre de l'Education Nationale
Bernard Kouchner,
Ministre délégué à la Santé
et Dominique Gillot,
Secrétaire d'État aux personnes âgées et aux
personnes handicapée
Le "PLAN D’ACTION POUR LES ENFANTS ATTEINTS D’UN TROUBLE SPÉCIFIQUE
DU LANGAGE" document de 65 pages, comprend les chapitres suivants
:
- CADRE DE TRAVAIL
- OBJECTIFS
- MÉTHODE
- POSTULATS
- AXES PRIORITAIRES PROPOSES ET ACTIONS PRÉCONISÉES
- DESCRIPTION DES 28 ACTIONS PRÉCONISÉES CALENDRIER DE
MISE EN ŒUVRE.
Pour consulter ce document, le communiqué de
presse ainsi que les discours de Jack Lang et Bernard Kouchner, voir à
l'adresse:
http://www.sante.gouv.fr/htm/home/index_321.htm
Les mesures sont précises et applicables dès septembre
2001. Dores et déjà, le ministre a envoyé une circulaire aux différents
rectorats demandant outre le 1/3 temps, d'appliquer des mesures spécifiques
à chaque cas (contrôles oraux).
Avant l'été, un séminaire sera créé sur la maîtrise
de l'expression orale, le responsable des nouveaux programmes de l'école,
Mr Joutard, insistera sur la maîtrise de l'apprentissage de la langue
orale.
En ce qui concerne le ministre de la Santé, Mr Kouchner
a annoncé une formation des médecins à la dyslexie au cours des 2ème et
3ème années de cycle de formation. Des équipes hospitalières (orthophonistes,
psychologues et médecins) seront crées comme centres de référents avec
une aide financière de 10 millions de francs par an dès cette année ,
10 centres seront créés. Le nombre des étudiants en orthophonie sera augmenté
de 50 donc de 10%. Une commission interministérielle nationale et européenne
sera chargée de recommander tous les dépistages expérimentés et validés.
Mme Gillot a reconnu que les familles se révèlent pour
l'instant les meilleurs experts de ces situations de dyslexie et de dysphasie.
En ce qui concerne les Clis, des propositions devraient
être faites par le ministère de l'Éducation Nationale dans les
semaines avenir.
Enfin, le ministère de la recherche et de la formation,
M. Schwartzenberg ouvre une nouvelle voie la de la recherche et du développement
sur la "cognitique " et pédagogie adaptée.
Le personnel de l'Éducation Nationale recevront
une formation spécifique dès septembre 2001, à l' IUFM et en formation
continue.
Retour au début de page
|
|
Rapport
de Jean-Charles Ringart du 5 juillet 2000
Premiers
communiqués de presse issus le 5 juillet 2000 par ministère de l'Éducation
nationale et du Ministère de la Santé:
- Discours de Jack Lang sur
la prise en charge des enfants dysphasiques et dyslexiques
- Un plan d'action pour
une meilleure prise en charge des enfants dysphasiques et dyslexiques
(publié par l'Éducation Nationale)
- Un plan d'action pour une meilleure
prise en charge des enfants dysphasiques et dyslexiques (publié
par le Secrétariat à la Santé et aux Handicapés)
Geneviève
Dansette pour APEDYS-FRANCE, a participé à la commission
présidée par Jean-Charles Ringard. Le rapport
intégral émis par cette commission est publié à partir du
communiqué publié par le
Ministère de la Santé à l'adresse:
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/36_dyslexie.htm
Nous
restons en communication avec les deux ministères ainsi que celui de l'Emploi-Solidarité,
et vous ferons part sur ce site de l'actualité de ce dossier.
Il nous
a été confirmé, le 6 juillet , par l'Éducation Nationale que Jack Lang
s'est engagé à rendre public un plan d'action qui marquera de " façon
historique " ce dossier en France.
______________________________________________________________________________________________
© Ministère de
l'éducation nationale,
Discours de Jack Lang sur
la prise en charge des enfants dysphasiques et dyslexiques
Ministre de l'éducation
nationale
Paris le 5 juillet 2000
1- En abordant aujourd'hui
le sujet des troubles d'apprentissage du langage, je suis dans la
continuité de la politique pédagogique que j'ai engagée.
Il y a un peu moins de trois semaines, je vous ai présenté
mes grandes orientations pour l'école primaire.
Rappel :
Dans l'idéal éducatif dont j'ai dessiné les grands
délinéaments, le langage est roi. Se sentir chez soi
dans la langue française est indispensable pour accéder
à tous les savoirs. La langue est la véritable colonne
vertébrale des apprentissages, le savoir des savoirs, la porte
qui ouvre aux autres disciplines.
Pour cela, j'ai fixé deux priorités :
·
Mieux marquer deux temps d'apprentissage absolument
capitaux (la maîtrise de l'oral à la maternelle et l'apprentissage
de la lecture à l'école élémentaire)
·
Rénover l'évaluation et les remédiations
Ces priorités sont au service d'une ambition : que l'école
jamais ne se résigne à la souffrance de l'échec.
En m'attachant aujourd'hui à cette partie, petite quantitativement
mais si importante par la détresse qu'elle doit affronter,
d'élèves qui sont soit dysphasiques (atteints de troubles
du langage oral) soit dyslexiques (atteints de troubles du langage
écrit), je me situe bien aujourd'hui dans le droit fil de cette
politique.
2- Pour autant, je sais que j'aborde là, avec ma collègue
Dominique Gillot, un sujet difficile,
car très passionnel, très controversé scientifiquement,
très lourd d'enjeux de toutes sortes dont certains sont indéniablement
des enjeux empreints d'intérêts matériels. J'ai,
en tant que ministre, un devoir de vigilance vis-à-vis
des enfants accueillis dans les écoles.
C'est pourquoi, avant d'aborder la présentation du travail
réalisé par l'inspecteur d'académie de Loire-Atlantique,
Monsieur Jean-Charles RINGARD, il est indispensable que nous définissions
clairement notre démarche, Dominique GILLOT et moi-même.
Aborder ce sujet,
·
c'est tout d'abord assumer ses responsabilités,
pour le Gouvernement et pour l'école. L'école n'a
pas à être exonérée de sa responsabilité
pédagogique et éducative face à la souffrance
réelle des familles et au sentiment d'échec profond
de plusieurs milliers d'enfants.
Notre pays présente indéniablement un retard par rapport
à d'autres pays étrangers : Etats-Unis et Pays-Bas,
notamment. Nos enseignants, insuffisamment informés et surtout
insuffisamment formés, pour affronter seuls des difficultés
que pourtant ils repèrent, de façon empirique ou intuitive.
De façon générale, l'information sur ces sujets
reste trop parcellaire et trop entachée de querelles idéologiques,
querelles qui effraient bien souvent les familles, augmentant ainsi
leur angoisse.
Pour combler ce retard et ces lacunes, l'Education nationale doit
avancer avec conviction.
C'est la première fois qu'un travail conjoint de réflexion
aboutit entre nos deux ministères. C'est la première
fois qu'il est question, dans notre pays, d'un plan d'action nationale.
·
c'est ensuite garder de la distance face aux multiples
pressions ou, du moins, aux intérêts très
divergents de tous ceux qui sont concernés par ce sujet. J'ai
le souci d'éviter l'hyper-médicalisation des réponses
ou des prises en charge qui peuvent être proposées. La
question de la dysphasie - et plus encore celle de la dyslexie - sont
trop complexes et trop controversées scientifiquement pour
que l'école n'ouvre, sans discernement, ses portes à
de nouvelles théories explicatives aussitôt contestées,
à des recettes miracles, à des kits de dépistage
livrés clef en mains, à des gourous adulés un
jour, honnis le lendemain.
La lutte contre l'échec scolaire reste la responsabilité
première des enseignants. Ce sont eux qui, confrontés
aux difficultés d'un enfant, doivent se sentir investis d'un
mission de repérage, d'alerte et bien sûr de remédiation,
avec d'autres professionnels.
·
c'est garder continuellement en tête un principe
de respect de l'enfant. Un trouble dépisté, de façon
précipitée, peut marquer un enfant aussi fortement et
aussi douloureusement qu'un handicap qui n'aurait pas été
repéré à temps. Nous touchons là, avec
Dominique Gillot, un sujet où trop de souffrance et de culpabilisation
sont en jeu pour ne pas être totalement rigoureux, vigilants
et exigeants.
·
c'est avancer avec humilité. Notre devoir
à tous est d'agir, d'améliorer le repérage précoce,
d'affiner les dépistages et d'améliorer les remédiations
ou les prises en charge par une coordination entre la Santé
et l'Education nationale. Les familles doivent savoir pourtant que
nous avancerons, pas à pas, parce que nous voulons construire,
pour elles et pour leurs enfants, des actions cohérentes et
sûres. Nous prendrons le temps d'une mise en oeuvre réfléchie
et attentive parce que notre devoir est de ne pas décevoir
leurs attentes par des annonces sans lendemain.
3- La présentation du travail effectué par Jean-Charles
RINGARD
Rappel :
Mes prédécesseurs avaient confié à Monsieur
Jean-Charles RINGARD, en septembre 1999, la mission d'animer un groupe
de travail, très largement ouvert et totalement conjoint entre
l'Education nationale et la Santé, sur ces questions.
Devant la grande qualité du travail produit par Monsieur
RINGARD et constatant la large adhésion suscitée par
ses propositions, j'ai donc pris la décision de rendre public
ce travail. De le rendre public et de le diffuser largement
:
- à tous les membres du groupe de travail,
- à toutes les personnalités qui ont été
auditionnées,
- à l'ensemble des inspecteurs d'académie,
- aux inspecteurs de l'Education, responsables du premier degré,
- aux IUFM,
- et, plus largement, à toutes les écoles.
Je sais que les écoles sont très rarement destinataires
de ce type de rapports. Bien souvent, la diffusion de ces documents
s'arrête aux circonscriptions. Je pense pourtant que ce sujet
est suffisamment important, dans la carrière de chaque enseignant,
et suffisamment chargé d'émotion pour que, dans chaque
école, l'on puisse avoir accès à un document
de référence.
Car ce rapport est, à mes yeux, un document de référence.
J'ai rarement lu, sur ce sujet, un texte aussi clair, aussi pédagogique.
Et je dois ajouter, aussi honnête et impartial.
Nous prendrons Dominique Gillot et moi-même le temps de faire
le point sur ce travail.
D'ores et déjà, je voudrais vous faire part de quelques-unes
de mes réactions.
La première, c'est toute l'importance que j'attache
à ce que Jean-Charles RINGARD appelle un principe de précaution,
qui doit devenir le principe de toute action publique en la matière.
Je voudrais d'ailleurs le citer : "la frontière entre
difficulté et trouble restant par certains aspects et pour
certains enfants, floue, il convient d'éviter tout déterminisme
scolaire et social".
La deuxième concerne la proposition n° 2, à
la page 64 : celle d'un dépistage systématique. Je m'interroge
et je suis en désaccord avec cette proposition pour deux raisons
:
La première est qu'elle est contradictoire avec toute la logique
décrite - logique de responsabilisation et d'individualisation
- dans le reste du rapport, à savoir un repérage individuel
par les instituteurs et les institutrices des enfants présentant
des difficultés de langage oral ou écrit puis, à
la demande, un diagnostic affiné et précis permettant
de confirmer ou non ce premier repérage.
La seconde est qu'il existe déjà un bilan obligatoire
de tous les enfants dans leur sixième année. Jes suis
favorable à ce que l'on intègre, dans le bilan effectué
par les médecins scolaires, avant l'entrée au cours
préparatoire, des éléments de dépistage
d'éventuels troubles du langage.
A condition, je le répète, qu'un travail très
sérieux soit mené sur les outils et les tests dont nous
disposons. Un diagnostic trop rapide peut être catastrophique
pour un enfant et bien des difficultés d'apprentissage peuvent
se régler d'autres manières que par une prise en charge
médicale, parfois lourde.
Tous les enfants qui ont des difficultés d'apprentissage
ne sont pas des enfants porteurs de troubles.
Ma troisième remarque concerne la partie sur la formation.
Il y a bien évidemment là un enjeu essentiel. Je souhaite
un groupe de travail pour éclaircir les modalités
et les objectifs de cette formation des enseignants et de tous
les personnels concernés qui devra s'effectuer dans un cadre
de responsabilités claires et avec un souci d'égale
qualité pour tous les personnels.
4- Qu'allons-nous faire de ce rapport ?
Sous réserve de ces quelques interrogations, nous devons maintenant
poursuivre le travail et entrer dans une phase opérationnelle.
Nous sortons de la phase de réflexion et nouis allons demander
à une cellule interministérelle, réunissant les
directions de nos deux ministères, de traduire ces propositions
dans des mesures concrètes, opérationnelles et précises.
Ces mesures nous seront ensuite soumises pour constituer un plan
d'action conjoint nationale qui fera l'objet d'une consultation.
Je sais l'impatience de nombreuses familles. Pourtant mon devoir,
notre devoir, est d'être le plus précis, le plus concret
et le plus honnête sur un sujet, encore une fois, où
personne n'a le droit ni à l'erreur ni à l'illusion.
http://www.education.gouv.fr/discours/2000/discoursdyslex.htm
Retour au début de page
© Ministère de l'éducation nationale
Un plan
d'action pour une meilleure prise en charge des enfants dysphasiques et
dyslexiques
Communiqué de presse du 5 juillet 2000.
- Jack LANG, ministre de l'Education nationale, et Dominique GILLOT,
secrétaire d'Etat à la Santé et aux handicapés, annoncent la poursuite
de leur travail commun sur les troubles du langage oral et écrit (dysphasie
et dyslexie) afin d'améliorer la prise en charge et la scolarisation
des enfants atteints de ces troubles.
Une réflexion a été engagée à l'automne 1999, au sein d'une mission
confiée par le ministère de l'Education nationale à Jean-Charles RINGARD,
Inspecteur d'Académie. Cette mission a associé l'Education nationale,
le secrétariat d'Etat à la Santé et aux handicapés, les représentants
des enseignants, les professionnels de santé et d'éducation ainsi
que des associations de parents.
- Après cette phase de réflexion, s'engage désormais une phase opérationnelle.
Jack LANG a décidé de rendre public le rapport RINGARD.
Document de référence de grande qualité sur un sujet très complexe,
ce rapport sera largement diffusé à tous ceux qui ont participé à son
élaboration ainsi qu'à tous les acteurs de l'enseignement concernés
: inspecteurs d'Académie, inspecteurs de l'Education nationale, directeurs
d'IUFM et, progressivement, directeurs d'écoles maternelles et élémentaires.
Ce texte rassemble des recommandations qui ont recueilli un large consensus.
Une cellule interministérielle, composée des directions concernées
dans les deux ministères, sera désormais chargée de les examiner et
de les intégrer dans un plan d'action conjoint.
Sur la base des propositions du rapport, cette cellule devra proposer
des solutions permettant de répondre aux besoins tant des familles que
des professionnels de l'éducation et de la santé face aux troubles graves
d'apprentissage du langage oral et écrit (dysphasie et dyslexie).
- Ce plan d'action conjoint sera développé dans quatre directions :
- une meilleure prévention des troubles
du langage quelle qu'en soit l'origine ;
- un meilleur repérage des troubles
spécifiques ;
- l'établissement d'un diagnostic
plus rapide et plus sûr ;
- une meilleure prise en charge
des 4 à 5 % d'enfants concernés (1 % présentant des troubles sévères).
Ces propositions seront soumises à une consultation de l'ensemble
des organisations professionnelles représentatives des personnels
enseignants, aux membres de la mission confiée à Jean-Charles RINGARD
ainsi qu'à des spécialistes de la recherche et aux experts du champ
de la santé.
D'ores et déjà, Dominique GILLOT a demandé à des experts du champ de
la santé de déterminer le dispositif de soins le plus adapté au diagnostic
et à la prise en charge des enfants repérés comme porteurs de troubles
de l'apprentissage de l'oral et de l'écrit.
- Dans un second temps, seront décidées des mesures permettant de :
- renforcer l'information des familles, des parents, des enseignants
et des associations sur l'existence et la compréhension de ces troubles
;
- donner une formation et des outils permettant le repérage par les
enseignants et les professionnels de la santé.
- Ce plan d'action traduit le souci prioritaire des deux ministres
de favoriser, chez tous les enfants, la maîtrise précoce du langage
oral et écrit.
Ce travail s'inscrit dans le prolongement des grandes orientations pour l'école primaire annoncées le 20
juin dernier par Jack LANG, en matière de lutte contre l'échec scolaire
et de priorité accordée à l'apprentissage du langage oral et écrit.
Il répond au souci de Dominique GILLOT de faire de ce champ d'action,
et de la santé des jeunes en général, une priorité en matière de santé
publique.
Contacts presse :
Ministère de l'Education nationale - Samra Bonvoisin : 01
55 55 30 10
Secrétariat d'Etat à la Santé et aux handicapés - Isabelle Tréma : 01
40 56 77 24 ; Nolwenn Bodo : 01 40 56 79 69
http://www.education.gouv.fr/discours/2000/dyslex.htm
Retour au début de page
|
MINISTERE
DE L’EDUCATION NATIONALE
MISSION DE LA COMMUNICATION
|
SECRETARIAT D’ETAT
A LA SANTE ET AUX HANDICAPES
|
|
BUREAU DE PRESSE
|
Paris, le 5juillet 2000 |
Les discours des 5 juillet et 2 juin 2000
COMMUNIQUE DE PRESSE
UN PLAN D’ACTION POUR
UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE
DES ENFANTS DYSPHASIQUES ET DYSLEXIQUES
-
Jack LANG, ministre
de l’Education nationale, et Dominique GILLOT, secrétaire d’Etat
à la Santé et aux handicapés, annoncent la poursuite de leur travail
commun sur les troubles du langage oral et écrit (dysphasie et
dyslexie) afin d’améliorer la prise en charge
et la scolarisation des enfants atteints de ces troubles.
Une réflexion a été engagée à l’automne 1999, au sein d’une mission
confiée par le ministère de l’Education nationale à Jean-Charles
RINGARD , Inspecteur d’Académie. Cette mission a associé
l’Education nationale, le secrétariat d’Etat à la Santé et aux
handicapés, les représentants des enseignants, les professionnels
de santé et d’éducation ainsi que des associations
de parents.
- Après cette phase de réflexion,
s’engage désormais une phase opérationnelle.
Jack LANG a décidé de rendre public le rapport
RINGARD.
Document de référence de grande qualité sur un sujet très complexe,
ce rapport sera largement diffusé à tous ceux qui ont participé
à son élaboration ainsi qu’à tous les acteurs de l’enseignement
concernés : inspecteurs d’Académie, inspecteurs de l’Education
nationale, directeurs d’IUFM et, progressivement, directeurs d’écoles
maternelles et élémentaires.
Ce texte rassemble des recommandations qui ont recueilli un large
consensus. Une cellule interministérielle, composée
des directions concernées dans les deux ministères, sera désormais
chargée de les examiner et de les intégrer dans un plan d’action
conjoint.
Sur la base des propositions du rapport, cette cellule devra proposer
des solutions permettant de répondre aux besoins tant des familles
que des professionnelles de l’éducation et de la santé face aux
troubles graves d’apprentissage du langage oral et écrit (dysphasie
et dyslexie).
- Ce plan d’action conjoint sera
développé dans quatre directions :
- une meilleure prévention des troubles
du langage quelle qu’en soit l’origine ;
- un meilleur repérage des troubles
spécifiques ;
- l’établissement d’un diagnostic plus
rapide et plus sûr ;
- une meilleur prise en charge des 4
à 5 % d’enfants concernés (1 % présentant des troubles sévères).
Ces propositions seront soumises à une
consultation de l’ensemble des organisations professionnelles
représentatives des personnels enseignants, aux membres de la mission
confiée à Jean-Charles RINGARD ainsi qu’à des spécialistes de la recherche
et aux experts du champ de la santé.
D’ores et déjà, Dominique GILLOT a demandé
à des experts du champ de la santé de déterminer le dispositif de
soins le plus adapté au diagnostic et à la prise en charge des enfants
repérés comme porteurs de troubles de l’apprentissage de l’oral et
de l’écrit.
- Dans un second temps, seront décidées
des mesures permettant de :
- renforcer l’information des familles,
des parents, des enseignants et des association sur l’existence
et la compréhension de ces troubles ;
- donner une formation et des outils
permettant le repérage par les enseignants et les professionnels
de la santé.
- Ce plan d’action traduit le souci
prioritaire des deux ministres de favoriser, chez tous les enfants,
la maîtrise précoce du langage oral et écrit.
Ce travail s’inscrit dans le prolongement des grandes orientations
pour l’école primaire annoncées le 20 juin dernier par Jack LANG,
en matière de lutte contre l’échec scolaire et de priorité accordée
à l’apprentissage du langage oral et écrit. Il répond au souci de
Dominique GILLOT de faire de ce champ d’action, et de la santé des
jeunes en général, une priorité en matière de santé publique.
| Contacts presse : |
Ministère de
L’Education nationale |
Secrétariat d’Etat
à la Santé et
aux handicapés |
|
Samra
Bonvoisin : 01.55.55.30.10 |
Isabelle
Tréma : 01.40.56.77.24
Nolwenn Bodo : 01.40.56.79.69 |
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/36_dyslexie.htm
Retour au début de page
|